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Musique classique et opéra par Classissima

Antonín Dvorák

dimanche 19 mai 2013


Resmusica.com

9 mai

János Starker

Resmusica.com János Starker. The great Hungarian-born American cellist has died on 28th April 2013 at the age of 88. The musician, who made a landmark in the history of interpretation, was a model for many artists. János Starker was a child prodigy. He was born in Budapest of a Polish father and a Ukrainian mother. His family was very musical and his two older brothers played the violin. As a child, he received his first cello and he performed for the first time in public at the age of six. He was immediately admitted to the Franz Liszt Academy of Budapest where he studied with the best teachers including the composer Leo Weiner. In 1938, he did his professional « debut” with the Dvořák Concerto when he replaced at short notice the soloist initially scheduled. World War II was particularly tragic for his family. As a Jewish family, his two older brothers disappeared, murdered by the Nazis and the boy was detained for three months in an internment camp on an island on the Danube. After the end of the war, he joined the Budapest Opera and Philharmonic Orchestra as the principal cellist. However, disgusted by the communist takeover in Hungary, he went into exile in Western Europe. It was a very difficult period for Starker and the young man had to work as an electrician to survive. He arrived in Paris where he recorded the first version of the Sonata for solo cello by Zoltán Kodály. At this time, the score was considered as unplayable. This record immediately received a “Grand Prix du Disque”. In 1948, he moved to the United States. He arrived in Dallas where he became the principal cellist of the Dallas Symphony Orchestra conducted by the Hungarian maestro Antal Dorati. A few months later, Starker left Dallas for New-York to work in the Metropolitan Orchestra, conducted by Fritz Reiner , another Hungarian. The cellist was very impressed by Reiner and he resigned from the Met Orchestra to become the principal cellist in the Chicago Symphony Orchestra where Reiner was also working as a music director. As his first recording of Bach’s Suites was triumphantly welcomed, he decided to devote himself exclusively to his solo career (1958). Throughout his life, he gave more than 5000 concerts, recitals or chamber music concerts. He was well known in France for his Parisian recitals, among other at the Theatre de la Ville, where he was still performing in 2000 with pianist the Pascal Devoyon. In 2001, he retired from the stage to devote himself to teaching. Teaching was his great vocation, he even defined himself as a teacher rather than as a soloist. Allegedly he began his teaching activities at the age of eight and taught tirelessly until his death. In 1946, he lost the first place in the cello competition of Geneva against Eva Janzer, who was one of his students … From 1958 he was a professor at Indiana University in Bloomington while giving master classes around the world, training dozens of musicians as cellists like the French Henri Demarquette and Marc Coppey. His method “An Organized Method of String Playing” is a foundational reference for cello teaching. Starker also worked to improve the acoustic characteristics of string instruments. Starker recorded more than 165 works which are a part of the classical music heritage. He recorded the Bach’s Suites, the Everest of cello repertoire , three times for EMI, RCA and Mercury. His last performance, recorded in 1997 for RCA, won many awards, including a Grammy Award. He recorded major renditions of concertos from Dvorak, Schumann, Lalo, Saint-Saëns under the baton of Antal Dorati (Mercury). This cellist’s sound was a little dry but very expressive, with perfect musicality. He found a musical partner in the person of the Hungarian pianist György Sebők. They met in 1962 at the University of Indiana. Together, they gave numerous recitals around the world and they recorded tens of records : sonatas by Brahms and Beethoven for Erato and several discs of chamber music for Mercury. The label “Ina Mémoire Vive” offers a series of recordings of this duet in Prokofiev, Kodaly, and Martinů. Starker also performed on numerous occasions together with pianist Rudolf Buchbinder. They recorded the Brahms Sonatas (RCA) and Beethoven Sonatas (Erato). Starker recorded also with legendary musicians such as the Czech pianist Rudolf Firkusny for the Martinů Sonatas (RCA). With the pianist Julius Katchen and the violinist Josef Suk, he founded a “chamber music dream team” for the recording of the Brahms’ Trios (Decca). In 2004, Starker published his memories: « The World of Music According to Starker, » (Indiana University Press).

Le blog d'Olivier Bellamy

10 mai

Roger Muraro, la fraîcheur du regard (pas vain)

Il y a chez Roger Muraro une étincelle qui le rapproche de Mozart et de Messiaen, qui le rend naturellement apte à entrer dans cette sorte de galaxie : un enthousiasme enfantin allié à un engagement concentré qui le pousse à dire exactement la chose, en prenant son temps, sans se mettre en scène, sans pose, sans volonté de “communication” au sens rapide, pauvre et moderne du mot. En bref, il préfère passer son temps avec Ravel par exemple ou avec ses élèves que de twitter ses impressions passagères sur des réseaux sociaux, mais quand il est face au public ou à quelqu’un qui l’interroge, il est vraiment lui-même, frais, gai, disponible, entier, neuf. Voici son programme : extrait de la Turangalila de Messiaen Alborada del Gracioso de Ravel Passepied de la suite Bergamasque par Philippe Cassard. ·1er mouvement du concerto en fa mineur de Chopin, avec Arthur Rubinstein Pour les madeleines : · 2e mouvement du concerto pour clarinette de Mozart · 1er mouvement du concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern · Final de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak




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28 avril

Hommage à János Starker

János Starker. Le grand violoncelliste américain d’origine hongroise est décédé à l’âge de 88 ans. Le musicien, qui a marqué l’histoire de l’interprétation, était un modèle pour de nombreux artistes. János Starker est un enfant prodige. Né à Budapest d’un père Polonais et d’une mère d’origine ukrainienne. Sa famille est très musicienne et ses deux grands frères jouent du violon. Enfant, il reçoit son premier violoncelle et il fait ses débuts publics à l’âge de six ans. Il est aussitôt admis à l’Académie Franz Liszt du Budapest auprès des meilleurs professeurs dont le compositeur Léo Weiner. Ses débuts professionnels se déroulent en 1938, dans le Concerto de Dvorak, il remplace, au pied levé, le soliste annoncé. La Seconde guerre mondiale est particulièrement tragique pour sa famille. En tant que Juifs, ses deux grands frères disparaissent assassinés par les nazis et le garçon est détenu pendant trois mois dans un camp d’internement. A la libération, il entre à l’opéra de Budapest et à la philharmonie comme violoncelliste solo. Cependant, dégouté par la prise de pouvoir des communistes, il s’exile en Europe de l’Ouest. Le chemin est difficile et le jeune homme travaille même comme électricien pour survivre. On le retrouve à Paris où il grave la première version de la redoutable Sonate pour violoncelle seul de son compatriote Zoltán Kodály, alors réputée injouable. Ce disque reçoit aussitôt un grand prix du disque. En 1948, il s’installe aux Etats-Unis. Il pose des valises à Dallas qui l’accueille comme leader du pupitre des violoncelles de son orchestre alors dirigé par un Hongrois : Antal Dorati. Il quitte ensuite la phalange texane pour le Metropolitain Opera de New-York, dirigé par un autre compatriote : Fritz Reiner. Il suit Reiner à Chicago où ce dernier dirige l’orchestre symphonique. Alors que sa première version discographique des Suites de Bach est accueillie triomphalement, il décide de se consacrer exclusivement à sa carrière de soliste (1958). Il devient un chambriste recherché qui donne des récitals à travers le monde. Il était bien connu du public parisien pour ses récitals, entre-autre, au Théâtre de la Ville où il se produisait encore en 2000 avec le pianiste Pascal Devoyon. Depuis 2001, il s’était retiré de la scène pour se consacrer à la pédagogie. L’enseignement fut sa grande vocation, il déclara même se considérer comme enseignant plutôt que soliste. La légende raconte qu’il débuta ses activités de pédagogue à l’âge de huit ans et il enseigna, sans relâche jusqu’à sa mort. En 1946, il perdit la première place du concours de Genève devant l’un de ses étudiants…A partir de 1958, il fut professeur à l’université d’Indiana tout en donnant des classes de maître à travers le monde, formant des dizaines de musiciens. Sa méthode An Organized Method of String Playing est l’une des bases de la pédagogie du violoncelle. Starker avait également travaillé à l’amélioration des particularités acoustiques des instruments à cordes. Porté par le développement du disque du 78 tours au CD, Starker nous lègue une discographie qui compte plus de 165 oeuvres. Aux sommets, on peut placer ses multiples lectures des Suites de Bach chez EMI, Mercury et RCA. Sa dernière gravure, enregistrée en 1997 pour RCA, fut bardée de prix dont un Grammy Award. Du côté des concertos, on lui doit des versions majeures des concertos de Dvorak, Schumann, Lalo, Saint-Saëns sous la baguette d’Antal Dorati (Mercury) Ce violoncelliste au son un peu sec mais très expressif permet de faire briller une musicalité parfaite. Il trouva un partenaire musical en la personne du pianiste hongrois György Sebők. Ils se rencontrèrent, en 1962, à l’université d’Indiana. Ensemble, ils donnèrent de nombreux récitals et ils gravèrent des dizaines de disques : les Sonates de Brahms et de Beethoven pour Erato et plusieurs disques de musique de chambre pour Mercury. Le label Ina Mémoire Vive propose une série d’enregistrements de ce duo dans Prokofiev, Kodály, et Martinu. Starker se produisit également à de nombreuses reprises avec le pianiste Rudolf Buchbinder, ils gravèrent les Sonates de Brahms (RCA) et les Sonates de Beethoven (Erato). Malheureusement de nombreux de ses enregistrements, pour les labels Denon, DElos ou Erato, sont désormais introuvables à moins de fréquenter les disquaires de seconde main. En 2004, le musicien avait publié ses mémoires intitulées : »The World of Music According to Starker, » (Indianna University Press).



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24 avril

Herreweghe allège le Stabat Mater de Dvořák

Longtemps l’apanage des chefs tchèques (Talich, Smetacek, Kubelik…), le Stabat Mater de Dvorák fut régulièrement enregistré depuis les années 1980 par d’autres interprètes tels Wolfgang Sawallisch, Giuseppe Sinopoli ou Laurence Equilbey (cette dernière dans la version initiale avec piano). Philippe Herreweghe , qui souhaite de plus en plus revisiter avec son Collegium Vocale Gent le répertoire d’oratorio des XIXe et XXe siècles comme il le fit pour du répertoire plus ancien dans les décennies passées, s’attaque donc à ce monumental Stabat Mater (1876-1877) qui fit connaître Dvořák sur les scènes internationales, en particulier dans les pays anglo-saxons. Alors organiste titulaire à l’église Saint-Adalbert à Prague, Dvorak perd coup sur coup à cette époque ses trois premiers enfants, ce qui explique vraisemblablement ce besoin d’écrire à l’intention de sa femme une œuvre sacrée exprimant la douleur de Marie devant la crucifixion de son fils Jésus-Christ. L’œuvre, imprégnée par la culture tchèque notamment dans sa religiosité, mais dont les sections extrêmes ne sont pas sans évoquer l’univers brucknerien, est avant tout une pièce vocale (chœur et solistes) qui invite au recueillement et voit en Philippe Herreweghe un interprète inspiré. Discipline et expressivité du chœur, soin porté aux nuances, tempos plutôt enlevés, excellence de la mise en place, volonté surtout de ne pas appesantir le discours, de surjouer l’aspect dramatique, font de cette nouvelle version un enregistrement vers lequel on retourne volontiers.

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