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Musique classique et opéra par Classissima

Antonín Dvorák

lundi 24 avril 2017


Les blogs Qobuz

31 mars

Le blog-notes de Claude Samuel EIC/1977 – Les quarante ans de l’Ircam – Souvenir de Michel Guy – Quatre compositeurs au jury ! – Les 80 CD de Warner

Les blogs Qobuz Rostropovitch, à La Rochelle en 1977 – Ph. Le Hors Quarante ans, déjà… C’est en 1977 qu’est né l’Ensemble Intercontemporain, avec un C capital (InterContemporain) à l’époque, perdu en route, ensemble né par la volonté de Pierre Boulez dont, entre autres vertus, le sens de l’organisation assura la viabilité : ensemble composé de musiciens permanents (vingt-neuf au départ, trente-et-un aujourd’hui) et subventionné grâce à un ministre de la culture (modestement « secrétaire d’état à la culture ») atypique, dont la culture (on rêve !) était entrée dans sa vie bien avant sa nomination : Michel Guy. Mais il ne resta guère plus de deux ans rue de Valois. Il avait eu le temps de donner au même Pierre Boulez les moyens de son Institut de recherche et coordination acoustique/musique, dit l’Ircam. Et c’est lui qui me souffla l’idée du Centre Acanthes, installé à Aix-en-Provence avant d’émigrer à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, puis à Metz. Quarante ans déjà… C’est en 1977 que Rostropovitch, qui me l’avait promis avant son temps d’exil, vint enfin à La Rochelle pour présider le jury du Concours qui porte son nom. Ce premier jury était vraiment extraordinaire : Slava (permettez-moi cette familiarité) m’avait dit : « Je ne veux que des compositeurs », et nous avons réuni, en effet, quelques vedettes de la création contemporaine : Henri Dutilleux, Witold Lutoslawski, Luciano Berio et Iannis Xenakis. Ce ne fut pas facile et Berio, régulièrement en retard aux différentes épreuves, agaça beaucoup Slava. Les réunions de jury furent interminables et en finale, contrairement au règlement, le Grand Prix fut attribué à deux candidats ex-aequo : Frédéric Lodéon et l’Andoran Lluis Claret. Quelques semaines avant l’épreuve, Rostropovitch m’avait appelé : « Tout le monde me parle d’un jeune génie, Frédéric Lodéon. Sais-tu s’il se présente ? Dis-lui que s’il vient, il gagnera naturellement… » Frédéric, auquel je n’eus garde de transmettre cette dernière information, n’était pas encore décidé… Il vint et constata que ce n’était pas une partie de plaisir. Il avait les lauriers, mais il devait les partager. Le jury du premier Concours Rostropovitch à La Rochelle. De gauche à droite : Iannis Xenakis, Witold Lutoslawski, la violoncelliste russe Raïa Garbusova, Rostropovitch, Luciano Berio, Henri Dutilleux et Pierre Penassou, le violoncelliste du Quatuor Parrenin. Debout : Nina Apreleff, la fidèle interprète de Slava Point d’orgue Dix ans déjà… C’est en 2007 que Rostropovitch, qui avait présidé le jury de son Concours à huit reprises, est mort après des mois de grandes souffrances, mais il est mort dans son pays, un mois après avoir été l’invité au Kremlin du président Poutine pour souffler ses quatre-vingts bougies. Il aurait eu quatre-vingt dix ans le 27 mars, lundi dernier, un anniversaire que France-Musique a magnifiquement célébré tout au long de la journée – point d’orgue à l’heure du thé avec le Carrefour de… Lodéon ! Rostropovitch à Vézelay. Une si longue patience… Ph. Philippe Maupetit Cerise sur le gâteau – mais, quelle cerise ! – la publication d’un coffret de 40 CD sous le label Warner (on ne remerciera jamais assez les grandes compagnies discographiques d’exhumer leurs archives pour notre plus grand plaisir) et de deux DVD absolument captivants où Slava explique les Suites pour violoncelle seul de Bach, qu’il venait alors d’enregistrer (pour la première fois dans leur intégralité, en 1990 !) dans la Basilique de Vézelay. Tous les incontournables du violoncelle sont réunis : le Dvorak (à trois reprises, avec Boult, Giulini et Ozawa à la baguette), le Double de Brahms (avec Oïstrakh et avec Perlman), le Triple de Beethoven, certes pas l’œuvre la plus réussie de ce génie (avec Oïstrakh et Richter), les deux Concertos de Chostakovitch et la Symphonie Concertante de Prokofiev, qui fut l’un des chevaux de bataille des meilleurs candidats de notre Concours (x 3 = Sargent, Ozawa et Rojdestvenski). Le Grand Tango Et les Variations rococo (l’opus 33 de Tchaïkovski), et quelques auteurs russes/soviétiques au nom du furieux désir de Slava d’enrichir un répertoire que ses devanciers avaient laissé en plan – je retiendrai parmi ceux-là les noms de deux compositrices méconnues, Galina Ustvolskaya et Sonia Gubaïdulina. Et l’éblouissante Danse des Elfes de Popper, que dans sa jeunesse Rostropovitch se vantait de jouer toujours plus vite. Et le Grand Tango d’Astor Piazzolla, pas vraiment convaincant. Il n’y a pas ce Messiaen tant souhaité, tant attendu, où Rostropovitch avait dû partager la vedette avec six autres solistes, un chœur de cent personnes et un grand orchestre, ce dont il fut fort marri… Enfin, information destinée à mes blogueurs parisiens : si vous assistez à un concert au Théâtre des Champs-Elysées avant la fin avril, ne ratez pas la belle exposition qu’Elena et Olga (Rostropovitch), venant de Moscou, ont bien voulu inaugurer le 15 mars dernier. Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason d’avril 2017 : « Ce jour-là, 28 juillet 1750 : la mort de Bach »

Le blog d'Olivier Bellamy

17 avril

Christoph Eschenbach, musique maestro

Maddeleine 3 premières Chez Ondine records, Hindemith, Concerto pour violon, oui . Ou Musique pour cordes et cuivre Ondine records, Hindemith, Symphonie in Es, Symphonie Mathis der Maler. Harmonia Mundi, Brahms, Vier ernste Gesänge, avec Matthias Goerne. Ou préférablement le Lied “Wie bist Du, meine Königin Op. 32 Avie Records, Dvorak, Piano quintet op.81, avec le Quatuor Thymos.préférablement le 4éme mouvement Ondine records/Philadelphia Orchestra, Tchaïkovsky, Francesca da Rimini. Ondine records/Philadelphia Orchestra, Bartok, Concerto pour Orchestre. Ondine records, Rameau, pianiste Tzimon Barto, Basket of Wild Strawberries.




MusicaBohemica

14 avril

1925 tournée de la chorale des instituteurs moraves

1925 tournée de la chorale des instituteurs moraves Création française du chœur Les 70 000 Quatre ans après sa création en Moravie, la Société chorale des instituteurs moraves entreprenait sa première tournée française qui avait visé essentiellement Paris avec une halte à Nancy sur le chemin du retour. Dès le 23 avril 1908, Maryčka Magdónova, rebaptisé La Fille du mineur pour mieux parler aux oreilles françaises, était révélé aux Parisiens invités à la réception des choristes à l’Hôtel de Ville de la capitale. Quatre jours plus tard, lors du premier concert public au Trocadéro, La Fille du mineur touchait une assemblée plus large. Hélas, le nom de son compositeur inconnu en France, noyé au milieu de plusieurs autres noms, aussi difficiles à prononcer que celui de l’auteur de ce chœur, ne surnagea pas dans ce florilège choral où on apprécia avant tout la discipline et la musicalité  des interprètes. La République tchécoslovaque naissante enrôla des musiciens pour une campagne diplomatique et culturelle en Grande-Bretagne et en France afin de raffermir les liens entre des pays d’Europe occidentale et le nouveau pays du centre de notre continent. Le 6 juin 1919, les paroles et les notes de Maryčka Magdónova scandées par la Société chorale morave, toujours sous la direction de son créateur, Ferdinand Vach, retentirent à la Salle Gaveau. Hélas, une nouvelle fois, la saison musicale parisienne était terminée. La rubrique musique de la presse quotidienne prenait ses vacances et laissait sa place à d’autres sujets d’actualité. Dans quelques rares journaux, on se réjouit de la venue de ces interprètes, on admira leur science vocale, mais on en resta là.  Si bien que l’impact des interprètes tchèques fut très réduit. Si le triomphe de Jenůfa à Prague en 1916 avait commencé à asseoir un début de notoriété de Janáček dans son pays, on n’en sut rien en France tant la guerre occupait les esprits et meurtrissait les chairs. Un an après la fin de la guerre, on n’avait toujours pas conscience qu’un compositeur important  s’était révélé à Prague. Lorsque les choristes quittèrent la capitale en juin, qu’ils aient chanté ou non Maryčka Magdónova ne changea rien dans la réception de la musique de son compositeur. Disciplinés comme aucune société chorale française, les chanteurs moraves traversèrent la France au cours du mois de décembre 1925. Lors de leur première étape à Strasbourg, le 30 novembre, ils reçurent un accueil enthousiaste. Le chroniqueur des Dernières Nouvelles d’Alsace ne tarissait pas d’éloges, louant «la qualité supérieure de la musique» interprétée tout autant que que la discipline des choristes qui «est inexorable et c’est elle fait leur force». Il vantait leur «homogénéité, atteignant l’absolue perfection». Abordant le répertoire de la chorale,  les noms des «meilleurs [compositeurs] que la Tchéco-Slovaquie ait produits dans le dernier siècle» s’égrenaient  ainsi : «Novak, Dvorak, Axman, Foerster, Luck et Ostrcil» liste à laquelle était ajouté le nom de «Smetana, leur maître à tous, le plus grand de tous (1)». Un an auparavant, en Tchécoslovaquie, le centenaire de la naissance du compositeur de La Vltava avait été commémoré avec faste et dans l’Hexagone, on avait tenté de donner un écho à ces manifestations. Même si la connaissance de Smetana se limitait à quelques exécutions de l’ouverture de La Fiancée vendue et du Quatuor De ma vie, le monde musical français ne voulait pas paraître ignorant de l’importance qu’on lui attribuait dans son pays. De même, les compositeurs cités dans la liste ci-dessus, en plus de cet inconnu dénommé Luck, sans doute une déformation grossière de Suk (2), les cinq autres noms n’avaient pratiquement jamais été inscrits sur une affiche annonçant un concert à Paris ou ailleurs dans le pays. Seul Dvořák avait eu droit de cité, surtout par ses Danses slaves et parfois par son Concerto pour violoncelle et sa Symphonie du Nouveau Monde bien que celle-ci ne jouissait que d’un accueil plutôt tiède chez les mélomanes et musiciens. En ce qui concerne les chœurs interprétés par les instituteurs moraves, nous n’en saurons rien puisque le journaliste se contentait de citer la Sérénade d’hiver, de Saint-Saëns, hommage des chanteurs tchèques à un compositeur français et le Populus meus de Palestrina. Quant à Janáček et à ses 70 000 (3), ce chœur (4) emporté par la chorale pour sa tournée, en Alsace, le critique ne dit mot. On admirait la qualité technique et musicale des chanteurs tout en se réfugiant dans des propos  évasifs et plutôt généraux à propos de la musique tchèque entendue. La chorale quitta l’Alsace pour la capitale des Gaules où leur réception s’apparenta à un bel exercice de style de la part d’un journaliste local. Le samedi 5 décembre, pendant 90 minutes à partir de 16 h 30, la salle du Grand Théâtre lyonnais accueillit les choristes moraves. «Comment ne pas faire honte au public lyonnais de ne s’être point dérangé pour entendre ces chanteurs magnifiques dont la cohésion, la discipline, le style, la mémoire(ne peuvent-ils pas exécuter sans musique et à capella, plus de 200 chœurs ?) n’ont d’égaux que la foi, le feu sacré et la modestie individuelle». En effet les belles places restèrent quasiment vides alors que les galeries supérieures qu’on nomme élégamment le «poulailler» étaient «assez garnies». Henry Fellot ne commenta point le déroulement du concert, mais s’inclinait «devant tant d’abnégation personnelle et de soumission à un idéal et à une volonté» que manifestaient l’ensemble des choristes et leur «éminent chef (5)» M. Vach. Encore plus qu’au bord de l’Ill, la chronique journalistique ne s’intéressait qu’aux exécutants et non à la musique qu’ils chantaient. Délaissant les brumes de la Saône et du Rhône, cap au sud et au soleil pour les Moraves. Dès le lendemain, ils investissaient la Salle des Concerts de Montpellier et mobilisaient les journaux locaux qui dépêchèrent leurs critiques musicaux. Le journaliste le plus disert s’exprima dans les colonnes du Petit Méridional. Non seulement le plus éloquent, mais également le plus qualifié. Il connaissait Smetana et Dvořák, un peu moins Joseph Suk et J.B. Foerster dont cependant il recommandait à ses lecteurs la Sonate pour violoncelle et piano. Sa science s’arrêtait là, ce qui est assez remarquable malgré tout, et, déclarait-il, les plus jeunes compositeurs forcément étaient les moins connus, Janáček, Novák, Ostrčil, Axman (6). Si le compositeur de Jenůfa avait pu prendre connaissance de ce papier, il aurait pu, du haut de ses soixante et onze ans, sourire à ce qualificatif de jeune. Edouard Perrin, le chroniqueur, ajoutait à ses talents de journaliste ceux d’un mélomane aguerri, voire ceux d’un musicographe. Dans le programme des choristes moraves, il distinguait ainsi Le Festin de Dvořák, Par le chemin des champs et l’Hymne de Foerster, La Berceuse de Noël de Novák, Le Souvenir d’hiver d’ Ostrčil et Par une Nuit de Lune d’Axman. Dans le chant populaire Si vous saviez chère maman, il identifiait «une suite de secondes majeures (la gamme par tons entiers) très curieuse». Enfin, tout au long de la tournée, ce fut le seul commentateur qui releva le chœur du compositeur morave. «De Janacek, on a applaudi le formidable «70.000». Titre bizarre, morceau également bizarre, mais d’une puissance enlevante». De même, Edouard Perrin ne versa pas dans les généralités pour décrire la valeur de la prestation de la chorale. «Les voix sonores, souples, arrivent à des effets de douceur insoupçonnables ou de musique imitative très originaux.Elles réussissent des pianissimo, des morendo sur des termes invraisemblables qui forcent l’admiration». Il avoua avoir passé «une après-midi exquise» en la compagnie des choristes. Enfin, il informait ses lecteurs que «une «deuxième audition avec un programme nouveau (7)» serait donnée à Montpellier. Dès le lendemain, le quotidien héraultais insérait cette annonce que je reproduis en entier en en respectant la graphie. Sous le titre «La célèbre chorale des instituteurs de Moravie» , après avoir rappelé «le grand succès obtenu par cette phalange artistique, qui est aujourd’hui une des premières du monde, et à la demande générale, cette société a décidé de se faire entendre pour la dernière fois, demain jeudi 10 décembre, dans la salle des Concerts», le journal déclinait le programme de ce concert. «Voici le programme NESVERA, Hommage à la Moravie. NEUMANN, Une Nuit d’Eté. KRICKA, Les Skieurs.  DEUX CHANSONS NATIONALES.  FIBICH, Le Silence de Nuit.  FOERSTER, Vœu pour la renaissance du chant populaire. HEGAR, Les revenants de Pydal.  DEUX CHANSONS NATIONALES (8)». De nouveau, Edouard Perrin, commentateur particulièrement compétent en matière musicale, prit sa plume pour rendre compte de la deuxième prestation des chanteurs moraves. Son premier paragraphe est précieux parce qu’il permet de saisir l’amplitude de la réception par le public montpelliérain du chœur de Janáček qui ne figurait pas au départ sur l’annonce du concert. «Le programme, un peu plus court s’est allongé de la répétition de deux chœurs qui avaient particulièrement plu dimanche dernier (9) : l’extraordinaire «70.000» qui nous fait songer, par analogie seulement, à Clément Janequin, et le «Populus Meus» de Palestrina d’une simplicité pleine de grandeur». Qui donc est intervenu auprès des dirigeants moraves pour remettre ces deux chœurs dans leur tour de chant ? Il est probable qu’une seule personne ne suffit pas à les influencer. Le musicographe citait ensuite deux chœurs tchèques «on a particulièrement applaudi la «Nuit d’été» de Neumann (10), d’une poésie rêveuse et d’une harmonie chromatique, ensorceleuse ; les «Vœux pour la renaissance du chant populaire» de Foerster, compositeur dont nous avions tant admiré «l’Hymne» au dernier concert». Enfin la prose d’Edouard Perrin s’étendait sur Les Revenants de Pydal du compositeur suisse Friedrich Hegar (1841-1927) dont il souligna «l’extraordinaire habileté à écrire pour [les chœurs] avec des raffinements exquis de description musicale et une intensité d’expression très émouvante (11)». Le concert se termina, comme souvent (toujours ?) par l’intonation de La Marseillaise pour remercier le public et en forme de démonstration de l’amitié franco-tchèque. Un autre quotidien de Montpellier relata le premier concert de cette phalange confirmant son triomphe «Devant une salle enthousiaste (12), les cinquante exécutants ont fait acclamer un programme infiniment captivant». Citant la Sérénade d’hiver de Saint-Saëns et le Populus Meus de Palestrina, le chroniqueur n’évoqua que Smetana parmi les compositeurs tchèques interprétés et isola Les Cloches du Couvent (13) de Jan Malát «où résonnent les gros bourdons des basses et où les alti semblent de gais carillons». Evidemment, le journaliste décrivait «les voix superbes dont le métal vibrant claironne et qui, la minute d’après, et sans perdre leur timbre, amenuisent jusqu’au souffle leur sonorité (14)». A la suite de ces deux concerts, le nom de Janáček par l’intermédiaire de son chœur Les 70 000 aurait pu se graver dans les cœurs des mélomanes. Hélas, pendant de très nombreuses années (15), on n’entendit plus un seul ouvrage du compositeur morave dans la cité languedocienne. Une illustration du handicap qui desservait la connaissance de ses opus et qui se reproduisit à de multiples reprises dans différents lieux de l’Hexagone. Entre les deux concerts à Montpellier ou à leur suite, Béziers, Sète et Nîmes  reçurent-ils la visite des maîtres moraves ? Impossible de répondre dans l’état actuel des sources consultées. Toujours est-il que Marseille les accueillit le 14 décembre dans les murs de l’Opéra municipal. Jusqu’à présent la presse nationale, pas plus que la presse musicale (La Revue Musicale, Le Ménestrel) ne s’était préoccupée du séjour des choristes moraves. Comoedia, sans doute par l’entremise d’un correspondant local, publia quelques lignes sur le bref séjour des chanteurs dans la cité phocéenne. On n’y apprit rien sur le contenu du concert. Seule, «la beauté des voix, le fini des nuances, l’exactitude des rythmes (16)» des instituteurs retint l’attention. Le périple se termina à Nice, au Casino, par deux concerts, le 15 et le 16 décembre. On n’apprit rien non plus sur le contenu de chacune de leurs prestations. Les louanges portèrent, une fois de plus sur «le degré de perfection» des voix, sur leur «homogénéité constante dans les moindres détails». Et en oubliant la musique interprétée, en se focalisant sur les mérites des chanteurs, le journaliste n’apportait rien de précis. Quel bilan pourrait-on tirer de cette tournée ? La musique vocale d’un certain nombre de compositeurs tchèques sortit-elle gagnante de ce voyage en France ? Hélas, non. On admira la science et la musicalité des chanteurs, aussi bien à Strasbourg qu’à Lyon, Marseille et Nice, bien que le journaliste des Dernières Nouvelles de Strasbourg conclut son article par ses mots qui auraient pu annoncer une amorce de reconnaissance populaire «Le concert des Instituteurs de Moravie a été l’un des plus originaux de la saison (17)». Quant à Janáček dont la Jenůfa commençait à se répandre sur les scènes d’opéra allemandes, les mélomanes français qui avaient apprécié ses 70 000 attendirent encore cinq ans avant de pouvoir entendre un autre de ses œuvres chorales. Encore leur fallait-il rejoindre une des villes où la Chorale des Institutrices de Prague s’arrêtait. Heureusement, dès cette année 1925, Edouard Perrin signala à tous les lecteurs de son journal qui n’avaient pas pu assister à l’un ou l’autre des deux concerts l’originalité de ce chœur de Janáček. En Languedoc, Janáček et ses 70 000, bien aidé par les écrits d’E. Perrin, marqua provisoirement les esprits, mais le reste du pays n’en sut rien. D’autres chorales tchèques foulèrent le sol français. Après une première incursion en 1912, la Chorale des instituteurs de Prague, cousine de la société morave, née seulement quelques années après elle, revint à Paris en juillet 1924. Un autre ensemble, la Chorale Smetana chanta à Paris en juin 1925, en mai 1928 et à Lyon en avril 1928. Mais ni l’une ni l’autre, semble-t-il, n’entonnèrent le moindre chœur de Janáček. Par contre en novembre et décembre 1930, la Chorale des Institutrices de Prague dévoila aux Parisiens Belvédère, un extrait des Chants du Hradčany et au moment de leur venue en 1937 La Trace du loup. Quant à la Chorale des Instituteurs moraves, l’attente pour la recevoir une nouvelle fois en France s’avéra longue. Ce ne fut qu’en 1956 que ce groupe de chanteurs vint participer à des Olympiades du chant choral et que la firme Erato grava un disque d’une partie de son répertoire avec deux chœurs appartenant à la période juvénile du compositeur. Ferdinand Vach, depuis longtemps, avait cédé sa place de chef à son successeur, Jan Šoupal. Le temps d’attente fut encore bien long avant d’entendre une chorale française a cappella s’emparer avec avidité d’un chœur de Janáček (le chœur de la Radiodiffusion Française conduit par Michel Tranchant semble avoir été le premier chœur professionnel à se saisir, en 1988, d’une œuvre chorale de Janáček). Depuis, Les Solistes de Lyon et Bernard Tétu, Musicatreize et Roland Hayrabédian ainsi qu’Accentus et Laurence Equilbey ont salué à plusieurs reprises le compositeur morave en interprétant quelques uns de ses chœurs emblématiques et pour les derniers cités en ont enregistré un florilège. Joseph Colomb - mars 2017 Notes : 1. Les Dernières Nouvelles de Strasbourg en date du 1 décembre 1925, sous la signature de Boes. 2. Cette erreur de graphie, monnaie courant jusqu’aux années 50 démontre la méconnaissance du journaliste envers la musique tchèque, ignorance qui touchait une très grande partie des intellectuels, artistes et critiques de cette époque. 3. Sedmdesát tisíc (Les 70 000), numéroté IV/36 au catalogue dressé par les musicologues britanniques Nigel Simeone et John Tyrrell et tchèque Alena Němcová, est le troisième chœur sur des paroles de Petr Bezruč, après Maryčka Magdónova et Kantor Halfar. Composé en 1909 et révisé en 1912, sa première audition eut lieu le 25 mars 1914 à Benešov près de Prague par la chorale des Instituteurs de Prague dirigée par František Spilka. 4. Jiri Krumpholc interrogé alors qu’il était président du PSMU m’a certifié que le chœur Les 70 000 a été chanté à chaque étape de la tournée. 5. Le Salut public du 12 décembre 1925, chronique musicale du samedi sous la plume d’Henry Fellot. 6. A l’époque de cette tournée française Novák était âgé de  55 ans, Ostrčil 45 ans et Emil Axman 38 ans. 7. Le Petit Méridional du 8 décembre 1925 sous la plume d’Edouard Perrin. 8. Le Petit Méridional du 9 décembre 1925. 9. Souligné par moi. 10. František Neumann (1874 - 1929 ), compositeur et chef d’orchestre de l’Opéra de Brno à partir de 1919. Janáček lui confia les premières des opéras Kát’a Kabanová, La Petite Renarde rusée, L’Affaire Makropoulos, Šarka ainsi que certaines pièces symphoniques telles que Taras Bulba, la Ballade de Blaník, les Danses de Lachie. 11. Le Petit Méridional du 12 décembre 1925 12. Malgré une jauge qui aurait pu être mieux remplie. 13. En 1908, lors de la première tournée française, les instituteurs moraves chantèrent Les Cloches du Couvent un chœur que Janáček qualifiait de devoir d’étudiant bien que, par ailleurs, il ait inscrit plusieurs autres chœurs de Jan Malát au programme de concerts de sociétés chorales qu’il dirigeait.. 14. L’Eclair du 8 décembre 1925, sous la signature des initiales R. D. 15. Les Montpelliérains attendirent une quarantaine d’années pour entendre sur leur sol une pièce de Janáček. Ce fut encore un ensemble tchèque, le Quatuor Janáček, qui la leur délivra par l’intermédiaire du Quatuor Les Lettres intimes. 16. Comoedia en date du 20 décembre 1925, sans signature. 17. Voir la note 1.



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28 mars

CD, compte-rendu critique. MAHLER : Das lied von der Erde / Le chant de la Terre. Wiener Philharmoniker. Jonas Kaufmann, ténor. Jonathan Nott, direction (1 cd SONY classical)

CD, compte-rendu critique. MAHLER : Das lied von der Erde / Le chant de la Terre. Wiener Philharmoniker. Jonas Kaufmann, ténor. Jonathan Nott, direction (1 cd SONY classical). Incroyable gageure pourtant préparée depuis des décennies car il avait à coeur de réaliser ce marathon lyrique et symphonique depuis son adolescence : Jonas Kaufmann chante l’intégralité des lieder du Chant de la Terre, bouleversante fresque lyrique et orchestrale de Gustav Mahler, composée en une période très éprouvante pour la compositeur juif du début du XXè – le plus grand symphoniste germanique alors avec Richard Strauss. En témoignent les poèmes déchirants sur l’existence et la condition humaine que Mahler met en musique avec une frénésie extatique, à la fois symboliste et expressionniste ; partition majeure d’un auteur qui a perdu sa fille, apprend qu’il est viré de ses fonctions comme directeur de l’Opéra de Vienne (alors qu’il y menait une réforme inouïe, tant en terme de répertoire que de conditions nouvelles pour assister aux concerts symphoniques et aux opéras…), c’est aussi l’époque où Mahler, condamné, apprend qu’il est atteint d’un mal incurable aux poumons. chantre de l’âme humaine , diseur halluciné, chanteur poète d’une irrésistible vérité JONAS KAUFMANN sublime le Chant de la Terre de Mahler La partition est parcourue de doutes et d’inquiétudes : ceux d’un homme usé, en proie aux visions du gouffre profond car Mahler est malade, atteint, physiquement démuni quasiment au fond du désespoir. Au moment de la composition de sa 9è Symphonie (avec voix) soit à l’été 1908, isolé, solitaire, dans son cabanon de Toblach, obligé aux marches lentes, – un comble pour ce grand marcheur, il a le temps de réfléchir à sa condition misérable : dépression terrifiante, crise personnelle et sentiment d’une insondable douleur, en liaison avec l’échec de son couple avec la très volage Alma, adoucies cependant par le réconfort d’une musique d’une douceur maternelle. Ici les éclairs éperdus voisinent avec des accents de pur lyrisme halluciné… L’écart des émotions est d’une infinie diversité, au diapason d’une âme foudroyée. Viscéralement autobiographique, l’écriture joue des nuances symbolistes, impressionnistes, expressionniste… éléments fascinants de ce creuset magique qui compose l’attrait d’une imagination symphonique aussi exceptionnelle que peut l’être à la même époque celle de son confrère Richard Strauss. Ses partisans soulignent la sincérité d’une langage bouleversant. Ses détracteurs fustigent plutôt la vulgarité d’une écriture qui s’autoproclame en martyr du XXè. Doué d’une articulation inouïe, c’est à dire naturellement caractérisée, harmonieusement riche, le ténor Jonas Kaufmann parvient d’une seule voix à rompre la monotonie annoncée,- soit la couleur linéaire d’une voix unique. L’illustre ténor compense la présence plus familière dans le cycle, des deux voix, masculine et féminine, si différenciées. Et qui apportent la vérité propre de chaque timbre. Ici pourtant… comme un monologue d’une infinie variété de sentiments, … même étonnantes couleurs, même palette expressive d’une intensité stupéfiante. Le ténor munichois exprime cette désespérante lyre, ponctuée d’accalmies profondes et fugaces (plage 2 : poésie élégante et introspective en lien avec les images des poèmes chinois originels). S’il s’agit bien de poésie chinoise, rien d’oriental, cependant dans le traitement musical, dans cette succession de confessions intimes et hallucinées. Même le dernier hymne (sublime chant de la fin, du renoncement, de l’anéantissement assumé et conscient : « Der Abschied », L’adieu) où se fondent l’un à l’autre, et le temple de la nature et les aspiration de l’homme en témoin démuni, cite il est vrai la flûte du poète extrême-oriental ; mais ce qui inspire manifestement Mahler, c’est la justesse de l’évocation naturaliste ; car entre tentative panthéiste et assimilation de l’être au milieu pastoral suscité, paysage naturel et paysage mental ne font qu’un ici. Et l’orchestre, scintillant, perlé, magnifiquement orfévré par la direction pointilliste et chambriste de Jonathan Nott accentue la résonance climatique aux paroles du narrateur-acteur. Symphonie avec voix, le dernier poème musical “L’adieu” fouille ainsi les tréfonds de l’âme atteinte, en quête de reconnaissance comme de structuration intime. Il n’est guère que Dvorak dans son Stabat Mater qui atteint une telle gravité à la fois sincère et lugubre ; d’autant plus bouleversante que le chant de Kaufmann du début à la fin, sait rester jusqu’à la dernière mesure, d’une simplicité allusive, littéralement prodigieuse. Jamais démonstratif ni outré au diapason de la clarinette grave, de la harpe, puis porté véritablement par les ailes angélique de la flûte, ici pilote thuriféraire au chanteur-diseur, le chant désespéré traverse les enfers, atteint les limbes salvatrices, trouve les ressources de sa propre sublimation. Le cheminement des ténèbres vers l’éclat d’un paradis musicalement tangible peut se réaliser grâce au ténor qui n’a jamais été aussi juste et vrai ni mieux inspiré que dans ce cycle superlatif. A la fois enivré et désespéré, halluciné et hypnotique, Jonas Kaufmann nous ensorcèle par l’humanité de son chant maîtrisé. BOULEVERSANT. Clic de Classiquenews d’avril 2017. LIRE aussi notre annonce du cd Jonas Kaufmann chante seul le Chant de la Terre / Das Lied von der Erde de Gustav Mahler (Sony classical) ______________________ CD événement, annonce. Jonas Kaufmann chante les 6 lieder du Chant de la Terre (Der lied von der Erde) / Wiener Philharmoniker. Jonas Kaufmann, ténor. Jonathan Nott, direction — 1 cd Sony classical (Vienne, juin 2016) — CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2017.

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8 mars

Festival Classicaval à Val d’Isère, opus II (6-9 mars 2017)

VAL D’ISERE, Classicaval, les 7, 8 et 9 mars 2017. NEIGE et CHAMBRISME CLASSIQUE... 3 jours de chambrisme intense, expressif associant instrumentistes confirmés et jeunes talents, vous attend, renouvellent une offre musicale des plus séduisantes en ce début mars. Le festival de musique de chambre, CLASSICAVAL à Val d’Isère présente son second volet hivernal, du 6 au 9 mars 2017. Initié dès 1993, l’événement attire au pied des pistes enneigés, et en dehors des vacances scolaires, quelques instrumentistes à tempéraments, soucieux d’accorder leur timbre pour de réjouissants concerts collectifs où l’écoute en partage produit de fabuleux programmes. Ainsi dans la très belle église rustique et baroque de Val d’Isère, s’offrent aux visiteurs mélomanes, 3 concerts, chaque jour à 18h30, les 7, 8 et 9 mars 2017. Le 6 mars, rencontre avec l’équipe et présentation de l’événement (se renseigner à l’Office du Tourisme de Val d’Isère). Tous les concerts ont lieu à 18h30 dans l’église historique de Val d’Isère, placement libre. TARIFS : adulte : 18 euros / jeune, -14 ans : 14 euros / offre packagée 3 concerts : 45 euros / passeport jeune 3 concerts : 36 euros. Durée de chaque concert : 1h15. A nouveau un sélection très subtile sur le plan artistique garantit la qualité de chaque programme : le violoncelliste Marc Coppey (à qui une carte blanche est offerte), comme son fils, violoniste, Emmanuel Coppey, mais aussi le violoncelliste Milan Vrsajkov (élève de Sandor Vegh), ou le violoniste Pierre-Olivier Queyras (un pur chambriste, adepte du beau son, intérieur, expressif, en complicité…) sont présents pour la nouvelle édition du festival Classicaval de mars 2017. Cette année, l’opéra s’invite au fil des concerts, grâce à la coopération de la soprano japonaise Shigeko Hata diseuse et mélodiste, pour le premier concert du 7 mars, puis ardente et agile interprète chez Puccini et Gounod (9 mars). Mardi 7 mars 2017 La musique et le voyage Wolfgang Amadeus Mozart Quatuor avec flûte en ré majeur Allegro / Adagio / Rondo) Franz Schubert “Le pâtre sur le rocher” Piotr Ilitch Tchaïkovski “Souvenir d’un lieu cher” Méditation / Scherzo / Mélodie Gabriel Fauré “La bonne chanson” “J’allais par des chemins perfides” “Avant que tu ne t’en ailles” Giacomo Puccini “La Bohème” Quando m’en vo Mercredi 8 mars 2017 Carte blanche à Marc Coppey, violoncelle Frédéric Chopin « Etude en La bémol » “Fantaisie-impromptu” Gabriel Fauré « Élégie » « Romance » « Papillons » Antonin Dvorak “Klid” David Popper « Fantaisie hongroise » Felix Mendelssohn Trio en ré mineur Molto allegro/andante/scherzo/finale Jeudi 9 mars 2017 Soirée romantique Robert Schumann Marchenbilder Nicht schnell / Lebhaft / Rasch / Langsam Carl Maria von Weber Trio avec flûte Allegro moderato / Scherzo / Andante / Finale Gustav Mahler Quatuor avec piano Airs d’opéra Alfredo Catalani Ebben ne andrò lontana “La Wally” Giacomo Puccini Un bel dì vedremo “Madame Butterfly” Vissi d’arte “Tosca” Charles Gounod Air des bijoux “Faust” Les Musiciens invités à Classicaval, mars 2017 : Shigedo Hata, soprano Pierre-Olivier Queyras, violon Geneviève Strosser, alto Anne-Cécile Cuniot, flûte Emmanuel Coppey, violon Marc Coppey, violoncelle Milan Vrsajkov, violoncelle Frédéric Lagarde, piano et direction artistique ____________________ TEASER VIDEO du 23è Festival Classicaval 2016 + d’INFOS / Réservations : Toutes les infos, le détail des programmes, les modalités de réservation, pour préparer aussi votre séjour en Val d’Isère, sur le site du festival Classicaval : www.festival-classicaval.com http://www.festival-classicaval.com VIDEO : reportage vidéo exclusif le festival CLASSICAVAL 2016 REPORTAGE VIDEO. Val d’Isère, festival Classicaval, 8, 9, 10 mars 2016… 3 concerts événements au Val d’Isère, au pied des pistes…En mars 2016, Val d’Isère fait son festival du 8 au 10 mars. “Classicaval” est le nouvel événement musical à suivre, chaque début d’année, un rendez-vous très estimable, soucieux d’accorder montagne et musique classique dans l’un des sites les plus enchanteurs de la région. 2ème édition en 2016 d’un cycle de concerts hors normes qui investit l’église baroque de Val d’Isère ; c’est une occasion unique d’écouter au cœur des massifs spectaculaires, des instrumentistes inspirés qui excellent en un charisme complice, intérieur, expressif voire d’une rare justesse poétique… Durée : 12 mn ______________ Prochain Festival de musique classique à Val d’Isère, Festival LES CIMES, Festival et Académie, du 23 juillet au 6 août 2017

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